06.03.2008
Pour un vote sanction les 9 et 16 mars
"Le vote de dimanche sera un vote moral de sanction face à un gouvernement qui triche et qui déguise la vérité", a déclaré la présidente de Poitou-Charentes en visite à Toulouse pour soutenir le candidat socialiste Pierre Cohen.
"Je n'ai pas envie que cela se finisse mal même si j'ai l'impression qu'on en prend le chemin", a-t-elle ajouté lors d'un point de presse aux côtés de Pierre Cohen et Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées.
"La France est tirée par le bas. Nous sommes mal gouvernés, mal dirigés (...) Les mauvaises nouvelles, les Français vont les apprendre après les municipales. Il est extrêmement important donc de tirer la sonnette d'alarme les 9 et 16 mars prochain", a lancé l'ancienne candidate à la présidentielle.
"Au moment ou les Français sanctionnent l'exhibitionnisme et la désinvolture, alors qu'ils ont soif de tout le contraire, ils ont besoin aussi de candidats sincères", a-t-elle fait valoir.
"Ils ont besoin de justesse, de candidats à la tête de véritables projets. Avec ces élections, ce sont les territoires qui vont pouvoir se mettre en mouvement", a estimé Ségolène Royal, qui avait fait des "territoires" l'un des axes de sa campagne élyséenne.
"Le gouvernement est injurieux quand il prétend rétablir ce qu'il a supprimé. C'est encore ce qu'il a fait ce matin à la sortie du conseil des ministres à propos de l'emploi des jeunes. Il annonce des tendances que les chiffres officiels contredisent", a-t-elle dénoncé. "De qui se moque-t-on?"
08:54 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11.02.2008
Vent de défiance contre Nicolas Sarkozy
"Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance, qui dégénère aujourd'hui en vent de révolte. Tout était possible, hier; mais trop de temps et de fonds publics ont été gaspillés. L'urgence du pouvoir d'achat n'a pas été traitée, l'avenir n'a pas été préparé, la désinvolture publique a tenu lieu de morale politique", affirme la présidente du Poitou-Charentes.
Mme Royal qualifie les réformes engagées, "universités, retraites, marché du travail, de "toujours partielles, souvent injustes et à l'effet aléatoire".
Selon elle, "pour remplir les caisses qu'il a contribué à vider, Nicolas Sarkozy est devenu 'Monsieur taxes'". "Le gouvernement demande aux revenus moyens et modestes de rembourser un bouclier fiscal qui a notamment rapporté 350 millions d'euros à 16.000 contribuables privilégiés", accuse-t-elle.
L'ex-candidate PS à l'élection présidentielle définit "trois urgences" à traiter: "réformer l'Etat", "faire de la sécurité professionnelle et de la hausse du pouvoir d'achat deux réalités indissociables", "l'université et la recherche".
"Si la dégradation continue, c'est la récession qui menace!"
10:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.02.2008
Soutien à Manuel Valls pour la rénovation du PS
L'ex-candidate à l'Elysée a défini son déplacement comme "un geste d'amitié" à l'égard de l'élu local, un quadragénaire qui est l'un des fers de lance de la "rénovation" du PS.
Au cours de sa visite d'une bonne heure, elle a parcouru le centre commercial Evry 2 et s'est fait présenter les candidats locaux aux municipales et cantonales.
Evry, 52.600 habitants, est à la fois une ville populaire et tournée vers la recherche, médicale en particulier, avec la création sous le gouvernement de Lionel Jospin du "génopôle", qui réunit 3.000 chercheurs, ingénieurs et techniciens supérieurs.
Ségolène Royal y avait réalisé 64% des voix au second tour de l'élection présidentielle et, sur la commune, M. Valls a obtenu 70% des suffrages à l'élection législative en juin.
"Nous avons besoin d'élus sur les territoires pour incarner la relève à gauche", et M. Valls est de ceux qui prouvent "que des solutions existent, qu'il y a d'autres façons de faire de la politique", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes.
Selon Ségolène Royal, Evry est "une réalisation exemplaire de la France métissée qui réussit". "Ce résultat n'est pas le fruit du hasard, il est le fruit d'un travail de très, très longue haleine."
"Je souhaiterais que la gauche - je le dis de façon un peu prétentieuse - soit à l'image de cette liste que je mène (...), une liste profondément renouvelée, avec une diversité d'âges, de catégories sociales, de couleurs", venait de déclarer Manuel Valls.
Manuel Valls a adressé des encouragements à Ségolène Royal à poursuivre son combat politique. "Quoi qu'il arrive, tu portes une part, si ce n'est une très grande part de l'espérance de la gauche pour les années qui viennent", lui a-t-il dit.
Manuel Valls a salué son "rôle éminent dans la rénovation de la gauche" et affirmé que les demandes de soutien pour les municipales qu'elle reçoit "prouvent qu'elle est attendue par les Français".
19:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.01.2008
Interview VSD du 10 janvier 2007
VSD.
Le 31 décembre, vous vous êtes rendue dans une caserne de pompiers, à Paris. Le mot d’ordre affiché dans la salle d’appels – altruisme, efficience, discrétion – vous a frappée. En quoi ?
Ségolène Royal.
Il s’agit de belles valeurs qui devraient aussi correspondre à l’action politique ! Altruisme signifie se mettre, avec générosité, au service des autres, ce que nous faisons. Efficience renvoie à la nécessité de l’efficacité.
Or, les Français attendent des résultats de l’action. Discrétion est sans doute la valeur qui manque en ce moment. Elle rappelle chacun à son devoir de pudeur. Traditionnellement dans la fonction publique, il existe une réserve républicaine, malheureusement en voie de disparition. Il faut la réhabiliter. Je forme le vœu que la vie politique revienne à plus de discrétion, de réserve et de rigueur.
VSD.
Depuis quelques semaines, vous vous faites plus présente sur le terrain. Ces ren-contres avec les Français vous paraissent-elles une façon efficace de vous opposer à Nicolas Sarkozy ?
Ségolène Royal.
Mon problème n’est pas de m’opposer systématiquement à lui, mais je constate qu’aujour-d’hui le pays a besoin d’efficacité dans les résultats de l’action politique. Aller sur des territoires, dans des entreprises ou avec des associations qui connaissent des difficultés oblige le pouvoir en place à bouger. Par exemple, après ma visite dans l’usine Charles Jourdan au contact du désespoir des salariés, le ministre a fait une réunion de travail. Tant mieux. Cela me permet aussi de faire des propositions pour que la France retrouve de nouvelles raisons d’espérer et d’entreprendre.
Car on sent monter une profonde inquiétude : le moral des ménages est au plus bas, une enquête sur les jeunes montre que les Français sont parmi les plus pessimistes d’Europe. Face à l’espérance que soulève une élection présidentielle, quel que soit le candidat qui l’a emportée, les gens attendent qu’il se passe quelque chose. J’ai été une des actrices principales du dernier scrutin présidentiel, et ma responsabilité me conduit à donner toute mon énergie, à faire pression afin que ça bouge vraiment et que la politique se montre plus efficace.
VSD.
Vous avez l’impression que l’action jusqu’à présent mise en œuvre par le président n’a pas porté ses fruits ?
Ségolène Royal.
Mais nous le voyons tous. Je souhaite que la France réussisse et obtienne des résultats qui vont dans le bon sens. Or, on assiste à un creusement des inégalités, avec les mesures fiscales par exemple. Le contre-choc commence à être ressenti. Nicolas Sarkozy a pensé que, en enrichissant les plus riches, leur croissance allait entraîner tout le monde. Ce n’est absolument pas ce qui se passe : on a les inégalités sans la croissance. Il faut essayer autre chose et, notamment, repenser les relations dans l’entreprise.
VSD.
Vous vous portez candidate à la tête du PS. Pourquoi faire cette annonce avant les élections municipales, au risque de voir vos opposants vous accuser de semer la désunion ?
Ségolène Royal.
Je n’ai fait aucune annonce de cette nature. Et je refuse les polémiques du passé. J’ai simplement expliqué que, jusqu’en décembre, j’avais conduit une première étape, durant laquelle j’avais travaillé à mon rythme. J’ai eu aussi besoin de me reposer, d’écrire le bilan de la campagne. De plus en plus de personnes me demandaient pourquoi je ne parlais pas. Pourquoi je ne suis pas à leurs côtés pour avancer. Donc, j’approfondis le tra-vail avec tout un groupe, car je crois qu’il est de ma responsabilité, avec d’autres, de mettre un potentiel au service du rassemblement des socialistes, y compris ceux qui n’ont pas été à mes côtés. J’espère parvenir à les convaincre qu’il faut accélérer les propositions concrètes. C’est le silence et l’inaction qui seraient coupables !
VSD.
Comment ?
Ségolène Royal.
En travaillant en équipe, en me déplaçant. Je voudrais encourager une nouvelle génération et donner de nouvelles raisons d’espérer. La France possède un potentiel, elle mérite beaucoup mieux que les résultats économiques et les régressions sociales dont nous souffrons aujourd’hui.
VSD.
Allez-vous soutenir la candidature de Bertrand Delanoë ?
Ségolène Royal.
Bien sûr. Je souhaite très vivement sa réélection, car c’est un excellent maire pour Paris. Je serai à ses côtés autant qu’il le voudra.
VSD.
Quel est actuellement votre état d’esprit ?
Ségolène Royal.
Serein et studieux. Je suis entourée d’amis fidèles et de conseillers talentueux. Nous regardons vers l’avenir sans polémiquer avec qui que ce soit. Je préside une région innovante et c’est très gratifiant parce que très concret. Je vais rencontrer les Français qui bougent en allant soutenir des candidats aux élections municipales. Je reste persuadée que c’est dans le mouvement que nous gagnerons de nouvelles mairies, car les Français ont besoin de sentir qu’il existe d’autres façons de faire, d’espérer et d’entreprendre par rapport à la fin des illusions et des slogans sans lendemain.
Recueilli par Marie-Aude Panossian
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08.01.2008
La réponse de Ségolène Royal aux voeux de Nicolas Sarkozy
Chers Amis,
J'ai reçu la presse en réponse à la conférence de presse de Nicolas Sarkozy. À cette occasion, j'ai déploré le manque de propositions concrètes sur le pouvoir d'achat et j'ai avancé les propositions urgentes suivantes :
- Revenir sur le paquet fiscal afin de doubler la prime pour l'emploi, pour revaloriser le travail de salariés modestes et d'augmenter leur pouvoir d'achat,
- S'attaquer aux secteurs de la grande distribution en supprimant les ententes implicites entre les enseignes et les marges arrières,
- Réformer l'indice des prix,
- S'attaquer aux tarifications bancaires abusives (surendettement, crédit revolving, etc.)
J'ai montré à la presse le programme présidentiel de Nicolas Sarkozy et j'en ai relu les engagements dont on attend toujours la réalisation et notamment, je cite, page 9 : « J'augmenterai de 25% le minimum vieillesse et je revaloriserai les petites retraites ».
Compte-tenu de la situation de la France, nous attendions beaucoup de ces voeux. Le temps des illusions se termine, celui de l'inquiétude commence.
Le moral est au plus bas, les jeunes sont les plus pessimistes de l'ensemble des pays de l'OCDE, la désillusion fait place à l'inquiétude :
- la vie chère,
- les petites retraites,
- le prix excessif de l'alimentation et de l'énergie.
Je me suis étonné de l'absence de bilan de ces huit derniers mois. Nicolas Sarkozy s'est pourtant toujours revendiqué d'être « en première ligne ».
On a donc un président « commentateur » de son inaction, de la « commissionnite aiguë » (plus de 100 commissions ont été créées depuis son élection, tous ministères confondus), un président du commentaire de l'exaspération.
En réponse aux questions des journalistes :
- Sur la fin des 35 heures, en écho aux déclarations des organisations syndicales, j’y vois une “forme de provocation et une forme d'improvisation” : une forme de provocation parce que cela préfigure en fait la fin de la durée légale du travail, une forme d’improvisation parce que cela met par terre une de ses principales propositions
- Sur la suppression des recettes publicitaires pour l'audiovisuel public, j'ai constaté, suite à cette annonce, la hausse de 12% de l'action de TF1 à la bourse de Paris (puisque cela constitue une manne publicitaire supplémentaire pour les chaînes privées). Tout cela est-il bien moral ?
23:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.12.2007
Retour sur une belle aventure
L'ouvrage de Ségolène Royal "Ma plus belle histoire, c'est vous" revient sur les temps forts et les coups durs de la campagne présidentielle.
Dans un style qui est sa marque, dans un français simple et courtois, proche des français, Ségolène Royal apporte une pierre importante à la rénovation du PS: elle retrace sans atermoiements ses erreurs, ses imprudences, pour permettre demain de mieux combattre la Droite.
Elle rappelle que Nicolas Sarkozy sait user des médias pour son propre intérêt: qui se souvient encore de la pression incroyable pour ne pas faire diffuser le débat Royal-Bayrou? Bel exemple de démocratie!
Elle dénonce ceux qui ont aidé Nicolas Sarkozy en abusant de leurs réseaux et de leurs pouvoirs: certains grands patrons, les gracques, les propriétaires des grands médias...
Elle revient aussi sur les soutiens, parfois inattendus qui l'ont aidé à tenir!
Le livre de Ségolène Royal servira à tous les socialistes. Ils y trouveront la voix d'une femme libre et lucide, qui grace à cette expérience, apporte ses idées pour reconquérir le pouvoir!
13:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.11.2007
Mobilisation Nationale pour les banlieues!
Ségolène Royal a appelé mardi à une "mobilisation nationale toutes tendances politiques confondues" pour "passer des discours aux actes" sur les banlieues après les émeutes à Villiers-le-Bel (Val d'Oise).
"Il faut stopper cette escalade de la violence. Nous devons tous refuser, citoyens de France, que nos quartiers ressemblent aux quartiers des Etats-Unis où les tirs à balles réelles sont fréquents", a déclaré Ségolène Royal.
La présidente du conseil régional de Poitou-Charentes a appelé au rassemblement face à cet "enjeu dramatique". "J'appelle donc à une mobilisation nationale toutes tendances politiques confondues pour que la question de nos quartiers, de l'avenir des jeunes (...) devienne une grande cause nationale. L'actualité en fait aujourd'hui un enjeu exceptionnellement dramatique et il est temps de passer aux actes", a-t-elle estimé.
Notant que les faits se sont déroulés "non loin" de Clichy-sous-Bois, point de départ des émeutes de 2005, Ségolène Royal a déploré que "pas grand-chose" n'ait été fait depuis deux ans pour les banlieues.
L'ancienne candidate socialiste a condamné "l'escalade intolérable de la violence" depuis dimanche dans le Val d'Oise, demandant à l'Etat de "garantir partout en France la sécurité, l'ordre et la justice". Les jeunes qui s'en prennent aux bâtiments publics "se font du tort à eux-mêmes", a-t-elle jugé.
10:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.11.2007
Pour une autonomie des universités
Souvent là où on ne l’attend pas, Ségolène Royal a donné un coup de pouce inattendu au gouvernement, alors que des universités sont en grève contre la loi Pécresse votée l'été dernier.
Parlant des «jeunes étudiants qui aujourd'hui sont dans la rue», l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle a réaffirmé que «l'autonomie des universités est une bonne réforme», car «il faut relier l'enseignement supérieur, les entreprises et la recherche pour que les jeunes sortent de l'université en ayant un bon travail et donc un bon salaire».
Mais Ségolène Royal ne soutient pas pour autant la loi Pécresse. «Je dis au gouvernement qu'il ne faut pas gâcher cette bonne réforme, c'est-à-dire qu'il faut l'accompagner des moyens nécessaires pour que les inégalités ne se creusent pas entre les universités», a ajouté Ségolène Royal, qui commentait les mouvements sociaux devant la presse depuis ses bureaux du Boulevard Raspail à Paris.
Mardi en fin de journée, quarante-quatre sites universitaires étaient perturbés par le mouvement étudiant contre la loi Pécresse, dont 29 bloqués à des degrés divers
09:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.05.2007
Le travail continue
Ségolène Royal est retournée lundi à Poitiers pour présider dans l'après-midi une séance plénière du conseil régional de Poitou-Charentes.
"Après cette étape présidentielle, qui était un moment exceptionnel, merveilleux (...) qui ne s'est jamais terminée comme je l'aurais espéré, le travail continue, tout simplement", a déclaré à la mi-journée Mme Royal à des journalistes à la gare de Poitiers.
"J'ai pris quelques jours de repos bien mérités", a indiqué la présidente du conseil régional depuis 2004. "J'ai fait une bonne coupure mais quand on a la passion de la politique, on ne coupe jamais vraiment".
"Je suis toujours dans le mouvement de l'action (...) Je n'ai jamais quitté la région. J'ai toujours suivi les dossiers", a ajouté la députée des Deux -Sèvres, qui a décidé de ne pas se représenter aux législatives des 10 et 17 juin.
Evoquant le "changement de rythme" qu'elle vivait après la longue campagne pour la présidentielle, Mme Royal a estimé qu'il fallait "être suffisamment équilibrée, stabilisée, entourée d'amis pour continuer sa mission. Et aujourd'hui ma mission c'est d'être présidente de région et d'aller soutenir les candidats aux législatives".
"Les Français ont tranché. Maintenant les choses doivent avancer. On jugera sur les actes", a-t-elle ajouté.
17:56 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.05.2007
Nous continuerons le renouvellement de la vie politique
Les français ont choisi dimanche Nicolas Sarkozy comme nouveau Président de la République.
Notre comité lui souhaite bonne chance et sera attentif au respect de ses promesses.
Nous saluons aussi l'élan démocratique qui s'est levé en France à l'occasion de ces élections, et le déclin du Front National.
Ensemble, avec Ségolène Royal, c'est désormais à « un renouvellement profond de la vie politique et de la gauche » que nous devons travailler.
Ségolène Royal l'a déclaré: « ce que nous avons commencé ensemble, nous allons le continuer ensemble (…) Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation ».
Forte de son « engagement » et de sa « vigilance sans faille », la candidate nous invite à « se rassembler, demain, pour d'autres victoires ».
Message reçu 5 sur 5 par tous ses sympathisants: le combat pour nos idées et nos valeurs ne fait que commencer!
Th. Lobry
Désirs d'Avenir Saint-Omer et Audomarois
11:35 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.05.2007
Voter et faire mentir les sondages
Sur RTL, Ségolène Royal a appelé les Français à voter massivement dimanche.
"Venez massivement aux urnes et venez faire mentir les sondages".
Interrogée par un journaliste sur ses projets en cas de défaite, elle a répondu : "Arrêtez de conditionner vos électeurs sans arrêt, arrêtez de vous laisser formater par les sondages, laissez les électeurs choisir !
J'espère que je vais gagner, je crois que les choses ne sont pas faites, il ne faut pas que les électeurs se laissent assommer par les sondages.
Moi, je leur demande d'abord de venir voter massivement et aussi de se révolter contre cette façon de faire qui consiste à dire que puisque les sondages ont parlé, les urnes ont parlé.
Il reste deux jours, il y a beaucoup de choses qui peuvent se passer, les Français réfléchissent encore, il y a des gens encore indécis, des électeurs encore qui s'interrogent.
Dans la part d'électeurs qui se disent indécis ou hésitants, il y a là une marge de manoeuvre pour faire gagner la France et je veux que la France gagne avec les valeurs que je défends.
Aujourd'hui, je vous demande de vous mobiliser, d'ouvrir les yeux, de regarder la confrontation d'un projet contre un autre.
La France n'a pas besoin de plus de violence, de Français opposés les uns contre les autres, la France a besoin de se redresser en mobilisant ce qu'il y a de meilleur dans l'être humain".
16:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.05.2007
Le discours de Lille
« C’est vous, peuple de France, qui avez fait ce que je suis ici ce soir, devant vous : une femme volontaire, une femme libre, une femme combattante, une femme affranchie, une femme qui ne dépend d’aucun clan, d’aucun dogme, d’aucune puissance d’argent, d’aucun groupe de médias, une femme qui sent tout simplement qu’elle a la responsabilité de parler aussi au nom des sans voix, de ceux qui ont trop longtemps pensé que la politique ne pouvait plus rien pour eux, de ceux qui étaient désespérés d’attendre quelque chose qui ne venait pas. C’est avec vous tous et vous toutes que je veux, dimanche prochain, réussir la France présidente et vous conduire à la victoire ! »
« Vous le savez, je ne veux pas d’une France du chacun pour soi, dominée par la loi du plus fort et par la concentration du pouvoir entre quelques mains, toujours les mêmes. Je veux une France qui soit à l’avant-garde d’une Europe sociale, qui lutte contre les délocalisations et qui protège la planète, je veux une France qui se réforme sans brutalité, sans mépris et qui répare la fracture républicaine. Voilà la France présidente que nous allons construire dimanche ! »
« Avec vous, nous ferons reculer toutes les injustices, toutes les formes de violence, toutes les formes de brutalité. Avec vous, la France présidente remettra les citoyens au cœur de l’action politique, et la parole que vous avez prise durant cette campagne, vous devrez la garder et ne plus jamais la lâcher, parce que la démocratie aura un souffle nouveau, grâce à la réforme des institutions. La République, c’est vous, la démocratie c’est vous, je la veux pour vous, mon projet, c’est vous, et c’est tous ensemble que nous allons le construire. »
« Je ne veux plus voir un ouvrier, une ouvrière commencer au SMIC et terminer quarante ans plus tard au SMIC. Non ! Dans une France moderne, ce n’est plus possible. La France présidente garantira à chaque salarié la possibilité de progresser dans son travail, dans sa qualification, dans son salaire, et donc de donner l’exemple de l’effort récompensé pour tous, et pas seulement pour quelques-uns. »
« Voilà le projet que je vous propose, voilà la France moderne que nous allons construire ensemble. Voilà ce que j’appelle construire un avenir pour chacun, le respect pour chacun. Mais le progrès social pour tous, parce que cela n’est pas incompatible avec une croissance économique qui repart, bien au contraire, c’en est même la condition, la première condition, c’est cet investissement massif dans la valeur humaine, dans la ressource humaine, dans la formation professionnelle, dans la qualité des hommes et des femmes, et c’est parce que les hommes et les femmes, les salariés de ce pays, les travailleurs de toutes les professions se remettront debout en ayant l’espérance de progresser et d’avancer que la France entière se redressera et avancera. Voilà ce que nous allons bâtir ensemble. »
« On dit aujourd’hui que la France est en déclin. C’est vrai qu’elle est tirée, et parfois désespérément, vers le bas, et que chacun se demande : « Mais quelle va être l’étape suivante ? Est-ce que je vais être un peu plus dégradé vers l’échelon du dessous ? » C’est comme cela aussi que l’on attise les jalousies, que l’on attise les haines, l’esprit de revanche. Nous, nous n’avons aucun esprit de revanche, nous avons un esprit de conquête, nous avons l’optimisme au cœur, nous avons la joie au cœur, nous voulons rendre à la France son sourire. »
« Ce que je vous propose, c’est de faire converger les énergies positives, c’est que chacun trouve en lui-même, au plus profond de lui-même une énergie qui ne demande qu’à se déployer. Ce que je veux, c’est que chacun puisse déployer cette énergie qu’il sent au sein de lui-même, mais cette énergie qui est parfois si bridée, bridée de tant de blocages, bridée de tant de discours négatifs, bridée de tant d’ombres, ce que je veux déployer à travers le pays et en chacun de vous, ce n’est pas la part d’ombre qui sommeille en nous-mêmes, et qui est parfois dangereusement flattée ici ou là, non, ce n’est pas la part d’ombre que je veux réveiller, c’est la part de lumière, c’est la part d’espérance, c’est la part de la joie, c’est la part du sourire, c’est la part de la France qui s’aime telle qu’elle est, c’est la part de l’imagination, c’est la part du regard fraternel, du regard posé sur celui qui va moins vite, sur celui qui est plus lent, sur celui qui est différent, sur celui qui a du mal à s’intégrer, sur celui qui comprend que d’un côté, on lui propose d’aller toujours plus vite, toujours plus fort, toujours plus haut, de franchir je ne sais quelle étape, de gagner je ne sais quel maillot jaune, de franchir je ne sais quelle marche, et celui qui ne va pas assez vite, il sera laissé sur le bord du chemin ! Mais non ! Moi je vous dis : chacun ira à son rythme, et nous attendrons ceux qui vont un peu plus lentement, sans freiner ceux qui veulent accélérer. Mais nous ne laisserons pas dans le fossé ceux qui vont un peu plus lentement, au contraire, nous les prendrons par la main, et nous leur dirons : vous êtes différents, c’est un peu plus difficile, mais on va essayer tous ensemble que ces différences reculent parce que justement, on va se tenir par la main.»
« Parce que je sais que nous allons réussir à rendre la France meilleure, je sais que nous allons réussir à donner à chacun la chance de pouvoir progresser, je sais que nous allons réussir à réaffirmer les valeurs fondamentales qui nous font tenir debout ensemble. Je sais que nous allons réussir à faire reculer toutes les formes de violence. »
« Oui, je vous propose de bâtir une France présidente de la non-violence, de la non-arrogance, de la non-brutalité, parce que nous n’avons pas le droit, compte tenu de l’immensité des défis qu’il y a à relever, nous n’avons pas le droit de perdre de l’énergie dans les brutalités et les violences, c’est de l’énergie perdue. Je veux tout simplement qu’il n’y ait que des énergies positives. Et ce soir, à Lille, je vous demande de mobiliser vos énergies positives !»
16:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ne pas se démobiliser!
Après le débat télévisé qui a permis à toutes les françaises et à tous les français d'apprécier la pugnacité et la force des convictions de Ségolène Royal, notre candidate a proclamé un discours retentissant hier à Lille.
Pour son dernier grand meeting de la campagne, Ségolène Royal a laissé parler son coeur jeudi soir, promettant de rendre à la France son "sourire" face à ceux qui exaltent sa "part d'ombre" et s'engageant à "rassembler" largement des électeurs de l'UDF à ceux même de Nicolas Sarkozy.
C'est d'abord de son "bonheur" que la candidate du PS a voulu parler aux 25.000 personnes réunies au Grand Palais de Lille pour ce dernier "immense rassemblement populaire". "Je sens tout simplement que nous nous aimons très fort", a-t-elle lancé, grisée, à la "foule sentimentale". Sur son pupitre était posée une rose rouge, symbole du Parti socialiste.
A trois jours du verdict des urnes, Ségolène Royal a dit voir la victoire "à portée de main". "Cela dépend de vous", "ne vous démobilisez pas", "continuez à convaincre autour de vous", a-t-elle lancé à ses partisans électrisés, qui l'ont souvent interrompue aux cris de "Ségolène présidente" ou "on va gagner", à grand renfort de cornes de brume. "Cette vague n'est pas encore à son maximum, beaucoup de choses vont se jouer pendant ces deux derniers jours", a-t-elle espéré.
En position de challenger dans les sondages, elle en a donc appelé de nouveau aux électeurs "qui hésitent encore" ou qui "ont déjà pris une autre décision", mais qui "peut-être d'ici dimanche prochain vont changer d'avis". "Il y en a que l'on peut encore convaincre", a-t-elle assuré, résolument optimiste. "Je leur tends la main: venez avec nous, venez partager ce bonheur."
"Nous n'avons pas l'esprit de revanche, nous avons un esprit de conquête, nous avons la joie au coeur, nous avons l'optimisme au coeur" et "nous voulons rendre à la France son sourire", s'est-elle exclamée. "Ce que je veux déployer à travers le pays et en chacun d'entre vous, ce n'est pas la part d'ombre qui sommeille en nous-mêmes et qui est parfois dangereusement flattée ici ou là."
Ségolène Royal a promis une France généreuse où "chacun ira à son rythme et où nous attendrons ceux qui vont un peu plus lentement sans freiner ceux qui veulent accélérer". Elle s'est ainsi présentée comme "une femme qui sent tout simplement qu'elle a la responsabilité de parler aussi au nom des sans-voix".
"Je veux rassembler". "Dans cette France que nous aimons, il y a place pour tous". Et même pour les électeurs de son adversaire Nicolas Sarkozy: "si la France présidente gagne dimanche prochain, ceux qui sont contre nous aujourd'hui gagneront aussi d'une certaine façon parce que (...) la France plus juste sera plus forte."
Un rassemblement qui va des électeurs de gauche à ceux de l'UDF. Dans l'après-midi, "très satisfaite" de la décision de François Bayrou de ne pas voter pour Nicolas Sarkozy, la candidate du PS s'était engagée à "travailler avec le centre" si elle est élue. Une main tendue soutenue par ses coéquipiers à la tribune. "L'ouverture politique n'est pas une ouverture politicienne", a défendu Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne. "Le maître mot pour gagner est toujours le même, le rassemblement et ensuite la volonté de l'emporter", a renchéri l'ancien Premier ministre Pierre Mauroy.
Et la maire de Lille Martine Aubry de tendre la main "à ceux qui ne sont pas de gauche et qui hésitent encore".
"Osez" la femme, a crié à cinq ou six reprises Ségolène Royal en conclusion. "Vous ne le regretterez pas" et "c'est le choix de l'audace", a-t-elle exhorté, se présentant comme une femme "volontaire" et "affranchie". "A dimanche! Vive la République, vive la France", a-t-elle clamé, avant d'entonner "La Marseillaise", escortée sur scène par Dominique Strauss-Kahn.
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30.04.2007
Strauss- Kahn pourrait être 1er Ministre
Ségolène Royal déclare ce lundi dans Le Monde que Dominique Strauss-Kahn «pourrait être un très bon Premier ministre, si tel est mon choix».
«Dominique est présent à mes côtés, à sa demande, et je m’en félicite, c’est un homme talentueux et imaginatif, il pourrait être un très bon Premier ministre si tel est mon choix», indique-t-elle dans cet entretien.
La candidate socialiste à la présidentielle réitère également la possibilité de confier à François Bayrou la tête d’un futur gouvernement. «Je l’ai déjà dit: par définition, je ne m’interdis rien».
«Il faut respecter les étapes. Maintenant c’est à François Bayrou de se définir (…) S’il vient sur la majorité présidentielle, il fera partie de la majorité présidentielle. Comme toutes les autres forces politiques qui ont appelé à voter pour moi», a-t-elle dit.
Evoquant les législatives de juin, elle précise que «si une majorité présidentielle se constitue, ainsi qu’un gouvernement, il faudra un accord entre organisations pour constituer une majorité parlementaire, capable de mettre en oeuvre le pacte présidentiel».
Elle déclare par ailleurs qu’elle écarte «pour l’instant la question des coalitions», assurant qu’elle réussira «sur certains thèmes fondamentaux» à «sortir de l’affrontement bloc contre bloc».
Interrogée sur les valeurs communes au PS et à l’UDF, la candidate socialiste à la présidentielle affirme: «Je ne parle pas de recomposition politique ou d’appareils politiques. Je ne me pose pas, pour l’instant, la question des coalitions».
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28.04.2007
Les valeurs de la France Présidente
Devant plus de 15.000 personnes réunies au Parc des expositions de Chassieu (Rhône), la présidente de Poitou-Charentes a dénoncé la "posture de victime" dans laquelle se place selon elle Nicolas Sarkozy dans la dernière ligne droite.
"Vous savez tous les coups que j'ai pris pendant cette campagne mais je ne me pose pas tous les quatre matins comme le candidat de l'UMP à la télévision en victime. Pauvre victime!", a-t-elle lancé à la fin de son discours.
"L'élection présidentielle ne se joue pas sur une victimisation ou alors il faut faire autre chose!", a-t-elle conseillé à son rival.
Ségolène Royal, qui se sent "de plus en plus prête" à présider, a estimé que la victoire était possible le 6 mai. "Je me bats avec vous pour gagner et cette victoire nous allons l'arracher", a-t-elle promis!
"Je veux vous conduire à la victoire, je sais qu'elle est possible, qu'elle est là, à portée de main, devant nous, et que nous avons le devoir de la réaliser parce que la France en a besoin", a-t-elle déclaré sous un tonnerre d'applaudissements.
"La France ne veut pas se replonger dans l'ombre, la France veut la lumière, l'espérance, l'horizon, la France veut se redresser", a affirmé Ségolène Royal après avoir dressé le portrait de la "France présidente".
"A l'approche de ce second tour, on voit que les choses se simplifient, que les messages se clarifient. Vous allez avoir le choix entre le candidat soutenu par Berlusconi d'un côté et la candidate soutenue par Zapatero et Romano Prodi", a-t-elle dit après la diffusion d'un message de soutien du président du Conseil italien.
"Il s'agit de savoir si on veut continuer comme avant en pire ou changer pour de vrai et changer fort", a-t-elle poursuivi.
"Ils nous laissent une France endettée. Ils nous laissent une France en déclin. Ils nous laissent une France où les plus fragiles, les plus modestes, les plus précaires se sentent désespérément tirés vers le bas. C'est ce mouvement vers le bas qu'il faut arrêter", a insisté la première femme à avoir une vraie chance d'accéder à l'Elysée.
Face à ce "système destructeur et contraire à notre idéal, ce système de la méfiance, de la guerre du tous contre tous", elle "croit pouvoir rassembler", s'adressant "à toutes celles et tous ceux qui pensent que l'on peut réformer la France sans la brutaliser".
"Voilà l'enjeu que nous devons construire! Refusons toutes les brutalités, refusons toutes les violences. Je veux construire avec vous cette France présidente, une France de la non-violence, une France de la paix civile."
Le 6 mai, Ségolène veut "rassembler les républicains de progrès et tous ceux qui pensent que les valeurs de la Sécurité sociale et de l'éducation doivent être au coeur de notre projet présidentiel".
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23.04.2007
Le discours du 22 avril
Français, Françaises mes chers compatriotes à vous qui m'avez apporté si nombreux vos suffrages, aujourd'hui, je vous exprime ma joie et ma profonde gratitude.
Un élan civique s'est levé, la très forte participation, que j'avais appelé de mes vœux, est là. Je mesure la responsabilité éminente et qui m'honore, que vous me confiez ce soir.
Je n'en tire aucune gloire personnelle, vous me donnez une responsabilité majeure, celle de porter le combat du changement pour que la France se relève.
Pour que la France se relève quelle retrouve son optimisme et qu'elle fasse le choix de l'audace et de la sérénité une nouvelle campagne s'ouvre. Dans 15 jours, la France va choisir son destin et son visage.
Je lance un appel a toutes celles et ceux qui veulent que la France fasse triompher la République du respect parce que nous savons qu'il n'y a pas de liberté sans justice, qu'il n'y a pas d'efficacité économique sans progrès social. Nous aurons le 6 mai prochain un choix clair entre 2 voix très différentes.
Et je tends la main a toutes celle et ceux qui pensent comme moi qu'il est non seulement possible mais urgent de quitter un système qui ne marche plus.
Mes chers compatriotes je vous invite à inventer une France neuve à la fois protectrice et dynamique, une France a la fois fraternelle et conquérante et qui permet à chacun de construire et de réussir sa vie.
J'appelle ce soir au rassemblement de toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans les valeurs du pacte présidentiel, et qui pensent que l'on peut réformer la France sans la brutaliser, qui veulent faire triompher toujours les valeurs humaines sur les valeurs boursières, qui veulent mettre fin aux insécurités et aux précarités qui se sont douloureusement creusées au cours de ces dernières années, qui veulent faire reculer toutes les formes de violence grâce a un ordre juste et à de nouvelles sécurités durables.
Je continue à faire le pari de l'intelligence des français et je refuse de cultiver les peurs. Il s'agit de mettre la priorité sur l'éducation, de consolider les familles, d'épauler les plus fragiles et notamment nos anciens et les personnes en situation de handicap dont les conditions de vie se sont gravement détériorées au cours de ces cinq dernières années.
J'entends instaurer des règles justes dans la mondialisation, maintenir en France nos centres de décision et notre tissu industriel, refuser la régression sociale qu'entrainerait l'abandon à un libéralisme effréné.
Nous ferons de l'emploi tous ensemble notre combat principal et nous le gagnerons avec des entreprises performantes et conquérantes, qui respectent les salariés grâce à une démocratie sociale rénovée.
Je comprends la déception de toutes celles et ceux dont le ou la candidate n'est pas au second tour. Mais je voudrais leur dire ceci : Je serai la présidente garante d'un Etat impartial!
Car vous le savez, je suis une femme libre comme vous êtes un peuple libre!
Je ne suis l'otage d'aucun clan, d'aucun groupe de pression, d'aucune puissance financière.
Nous sommes nombreux et nombreuses aujourd'hui, au delà de notre vote du premier tour, à ne pas vouloir d'une France dominée par la loi du plus fort ou du plus brutal, et verrouillée par les puissances de l'argent où tous les pouvoirs sont concentrés entre peu de mains, toujours les mêmes.
Avec moi je vous propose de choisir une démocratie ou l'on respire librement avec un parlement qui délibère et contrôle, un gouvernement qui a des résultats et qui rend des comptes un Etat sans gaspillage une justice indépendante des médias pluralistes et des libertés publiques garanties.
Oui, je veux une république refondée et non garrotée, un état exerçant une autorité juste et ferme, des régions dynamiques, des services publics modernisés et performants avec des citoyens libres, éduqués par notre école, conscients de leurs droits comme de leurs devoirs.
Si vous me confiez la charge de présidente de la république, j'aurais à cœur de défendre les intérêts de la France en Europe et dans le monde.
Le patriotisme républicain trouvera tout son sens dans la construction d'une Europe socialement et économiquement redressée et capable de peser, dans un mode multipolaire.
Les Français seront appelés à se prononcer par référendum sur le nouveau traité européen, celui ci ne se fera pas à leur insu.
Cette Europe sera au service de la paix, elle œuvrera au dialogue des cultures au co-développement avec les pays du sud et à la préservation des équilibres de la vie sur la planète
Avec vous, je vais rendre à la France la fierté de son histoire qui renoue avec ses valeurs universelles car quand la France rencontre une grande idée, elles font ensemble le tour du monde.
Je veux une France qui renoue avec l'idéal de la République des lumières, les droits de l'homme et de la femme et de la citoyenneté qui ont faire sa force et sa beauté.
Venez hommes et femmes de France de tous âges, de tous milieux, de tous territoires et de toutes origines, venez ; forces vives de notre belle nation, venez, serrons-nous les coudes, ensemble nous allons rendre le sourire à notre pays, ensemble nous allons conjurer les mauvais démons de la déprime et du déclin.
Chers compatriotes rassemblons nous ce sont nos idées notre idéal qui vont gagner, car elles sont au service de la France et des Français, de la paix civile et de l'harmonie sociale.
J'appelle toutes les énergies et l'espérance à se mettre en mouvement pour une France victorieuse, une France présidente, fière d'elle même pour que les Français s'aiment en elle.
Notre victoire est possible car l'audace et la générosité sont là, c'est une question de volonté et de cohérence, je les ai.
J'ai besoin de vous parce que la France a besoin de vous!
Vive la république vive la France.
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21.04.2007
Voter Ségolène Royal dès le 1er tour!
Ségolène Royal est la meilleure candidate pour incarner le projet socialiste et battre la droite en 2007 !
La vie politique sous la V ème République s'écroule: il faut un ballon d'oxygène, un renouveau pour la vie politique et la démocratie française!
Ségolène Royal est la candidate de "la vie quotidienne" : ses propositions, simples et concrètes, s'adressent à toutes les familles et à tous les individus!
Il est grand temps, enfin, de réconcilier les français avec la vie politique, et Ségolène Royal apporte un souffle nouveau dans un environnement politique nauséabond, incarné par la politique de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy !
Thomas LOBRY
Désirs d'Avenir en Audomarois
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20.04.2007
L'Appel de Toulouse
Lançant ce qu'elle appelle "l'appel de Toulouse", Ségolène Royal s'adresse à "ceux qui réfléchissent encore" pour leur demander: "voulez-vous que les valeurs humaines l'emportent toujours sur les valeurs boursières et financières ? Pensez-vous, oui ou non, qu'il est possible de réformer la France sans la brutaliser ? Pensez-vous qu'il est possible de réconcilier les solidarités fondamentales, les libertés individuelles et l'efficacité économique ? Pensez-vous qu'il est possible de remplacer la loi du plus fort par la loi du plus juste ? Pensez-vous qu'un ordre juste peut enfin remplacer tous les ordres injustes ?".
"Si vous vous rassemblez sur ces valeurs, venez voter, soyez très nombreux dès dimanche prochain pour dire quelles valeurs et quel visage vous voulez donner à la France".
Elle veut une France qui soit un "pays apaisé, ayant confiance en elle, où tous les Français se reconnaissent et s'aiment en elle".
En présence du chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero, Ségolène Royal a lu quelques vers d'un poème de l'antifasciste espagnol Federico Garcia Lorca: "un jour viendra, un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront, un jour comme un oiseau sur la plus haute branche".
"C'est à ce jour que je vous appelle car la victoire, comme disait François Mitterrand, vous ne la rencontrerez que si vous la portez."
"Forçons cette chance de nos mains. Aidez-moi, portez-moi, c'est avec vous que je gagnerai".
Le projet du candidat de l'UMP "c'est de prendre le pouvoir. Le mien c'est de vous le rendre pour écrire avec vous l'histoire de France"
"Son projet, c'est lui. Mon projet, c'est vous!".
"Les conservateurs préfèrent toujours les pays repliés sur eux-mêmes car c'est alors plus facile d'engager les divisions. Oui le pays est en déclin mais le peuple ne l'est pas!".
"Moi je vois au contraire un peuple français en mouvement. Les Français sont repartis de l'avant! Il y a une force, un enthousiasme qui ne demandaient qu'à être réveillés".
"Un souffle se lève! Vent debout, cet appétit d'ordre juste, ce désir d'un changement profond s'appelle la France présidente".
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18.04.2007
Extraits du discours de Nantes
"Vous voulez le changement, vous ne le regretterez pas car le changement paisible, harmonieux, la force tranquille, elle est là devant vous" Rappelant la victoire de mai 1981, la candidate socialiste affirme que "c'est ce même type de rendez-vous que la France attend, c'est d'une alternance d'une aussi grande ampleur dont la France a besoin".
"Seules les idées de gauche et de progrès, où les valeurs humaines vont l'emporter sur les valeurs boursières et financières, permettront à la France de se redresser".
La France Présidente "sera la France des libertés publiques renforcées et de l'Etat impartial". "Il y a beaucoup à faire. L'enjeu de cette présidentielle, c'est l'Etat impartial, c'est de mettre fin à un Etat monopolisé par un clan, les puissances d'argent et lobbies de tous ordres" s'engage à " mener le combat contre la collusion et le favoritisme qui mine la république" et refuse "la sournoise mise sous tutelle politique" des magistrats. Elle promet également "le droit de vote pour les étrangers en situation régulière".
Ces réformes, "je les ferai parce que je suis une femme libre, je ne dépends d'aucune puissance d'argent, d'aucun lobby, je n'ai personne à placer, je n'ai que vous", "ce sera le serment de Nantes : je resterai cette femme libre et solide, parce que là où je suis, c'est grâce à vous, c'est vous qui m'avez portée, qui m'avez faite, c'est à vous, peuple de France, que j'aurai à rendre des comptes".
"Si vous me faites présidente de cette France présidente, je viendrai régulièrement rendre compte du pouvoir que vous m'avez déposé, et non pas donné. Voilà le sens de mon engagement politique, voilà le sens de ma candidature".
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13.04.2007
Réformer l'Elysée!
| Ségolène Royal propose cinq réformes pour que la Présidence de la République devienne républicaine. |
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| 1- Transparence: le vrai budget de l'Elysée intégrant la totalité des dépenses sera présenté au Parlement dans le cadre de la loi de finances 2- Contrôle: le budget de l'Elysée sera soumis au contrôle de la Cour des comptes 3- Suppression des dépenses à caractère privé: déplacements privés, vacances, famille. Cette règle vaudra pour le chef de l'Etat comme pour les membres du gouvernement 4- Réduction du train de vie de l'Elysée, avec l'objectif de réduire de moitié les frais de réception 5- Une commission évaluera l'utilité des bâtiments publics et des propriétés dépendant de l'Elysée et des ministères, leur coût de fonctionnement et la possibilité d'ouverture au public des parcs et jardins. |
09:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
